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L'instruction du Roy en l'exercice de monter à cheval. Pluvinel. 1627

PLUVINEL, Antoine de .- L’instruction du Roy en l’exercice de monter à cheval par Messire Antoine de Pluvinel.

  A Paris, Chez Pierre Rocolet, 1627.-   in-folio d’une planche double pour le frontispice gravé, de 7 feuillets pour la page de titre, le privilège, le portrait de Menou de Charnizay, la division de tout l’œuvre, le portrait de Louis XIII,  la lettre de Menou au Roy, le portrait de Roger de Bellegarde, le portrait de Pluvinel, la table des figures, 253 pages, 50 planches. Cartonnage de l’époque, dos lisse muet, étiquette de titre en papier sur le premier plat.

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Seconde édition après celle de 1625 chez Michel Nivelle magnifiquement illustrée par les célèbres planches de l’illustrateur Hollandais Crispin de Pas. Ce dernier avait réalisé ces estampes peu de temps avant qu’Antoine de Pluvinel ne s’éteigne. Soucieux de rentabiliser l’énorme travail que lui avaient demandé le dessin et l’exécution de ces planches, il publie à son compte en 1623, le Manège Royal dans le format in-folio oblong dit à l’Italienne. Bien qu’au final l’ouvrage ainsi réalisé soit superbe, le texte trahit la pensée du maître et c’est la raison pour laquelle, Menou de Charnizay, alors dépositaire du manuscrit original et donc choqué par cette supercherie, fait éditer avec les mêmes planches L’instruction du Roy en l’exercice de monter à cheval. A travers cet ouvrage devenu mythique, il restitue le plus fidèlement possible la pensée de son maître et ami en reproduisant les leçons telles qu’elles furent données au jeune Roy Louis XIII. Onze éditions vont se succéder jusqu’en 1706, poursuivant l’oeuvre entamée par Salomon de la Broue et posant ainsi les bases d’un enseignement équestre qui verra son apogée un siècle plus tard avec la parution de l’Ecole de Cavalerie de La Guérinière.

Bon exemplaire présentant la rare particularité d’être complet et exactement conforme à la collation qu’en donne l’éditeur dans la table des figures. Le bibliographe Mennessier de La Lance a vu trois planches de mors dans cette édition, notre exemplaire en compte six et son frontispice gravé est, comme décrit par Mennessier, daté de 1629.  La reliure d’origine montre de menus défauts dus à l’usage avec de petits manques de papier aux mors et aux coupes, quelques déchirures le plus souvent marginales ont anciennement été comblées, d’autres ont été stoppées et renforcées par du papier de type Japon ; en dépit de cela (ou à cause de cela…) exemplaire éminemment sympathique présentant les traces de lectures passionnées.